Le blog du projectionniste

L'avis du projectionniste sur le métier et son évolution

30 mai 2006

En réponse à Joconde (Abzalon, c'est pour bientôt)

Rappel: la pellicule est constituée de deux éléments: le support, actuellement en Polyester et l'émulsion, mélange de chimie de type photographique.
Le côté support se trouve orienté vers l'écran; un truc pour retrouver les différents côtés: mouiller pouce et index et les appliquer chacun d'un côté de la pellicule: celui qui colle, c'est le côté "émulsion"... Regardons la pelloche image tête en haut et on constate que les pistes son (analogique, Dolby Digital et DTS -les deux pistes SDDS se trouvent de chaque côté, sur les manchettes) se trouvent à...gauche.
Trés franchement, je conseille, quant il y a de l'image, de toujours partir la tête en bas pour avoir le sens de défilement et ainsi retrouver les différents éléments. Ou alors, sans image, trouver l'émulsion en mouillant le doigt, repérer la bande son (à moins que cela soit du muet [1:1,33], il y a toujours un espace réservé) et positionner la pellicule émulsion vers soi et bande son à droite. On retrouve ainsi le sens de défilement, qui est le plus important pour pouvoir charger un projo.
Le montage sur dérouleur vertical:
Pas de difficultés majeures:
-soit on part d'un table de montage classique, comme sur plateaux;
-soit on monte en partant du 2ème support bobine:
Dans le cas d'un montage vertical, il faudra bien sur faire attention au sens de montage; on peut se permettre de monter les bobines par la fin si elles se présentaient comme cela à la livraison, ou de les retourner en les mettant sur le début avant de les monter. 
NdP (Note du Projectionniste): par pitié, pour les utilisateurs de dérouleurs verticaux, n'utilisez pas de crayon gras pour marquer les fins de bobines car cela pollue toute la copie en déposant des particules partout, qui vont s'écraser de plus en plus au fil du temps et à l'écran, on aura...de la neige. Essayez, même si cela se voit moins pour le démontage, des petits bouts d'étiquettes autocollantes, merci pour ...les spectateurs.
Le genre de questions pouvant être posée au CAP: tout ou presque, en restant dans la technique de base:
-obligatoire: description d'une cabine (projecteur, redresseur, tableau électrique, etc) d'un projecteur (chrono, lanterne...);
-puis les formats images, sons, etc.
Pour l'écrit, des annales des examens à cette adresse: http://perso.wanadoo.fr/..cinemacotecabine/ puis documentation.
Bon courage!

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06 mai 2006

Retour sur la formation de projectionniste

Il y a plusieur moyen de passer le CAP:

(Attention: c'est la dernière session du CAP "opérateur projectionniste de l'audiovisuel", en 2007, place au CAP "opérateur projectionniste de cinéma", infos et différences ici.)

-De façon classique, en école spécialisée, comme tous les CAP, c'est à dire en alternance, 1 semaine à l'école, 1 semaine dans un ciné mais cela dure 1 an par exemple l'Afomav à Paris; c'est un bon moyen si on a le temps et que l'on est pas trop agé (-26 ans);

-En candidat libre, en passant par une école toujours mais via des stages plus court, en général 300 heures qui vont vous faire survoler l'ensemble du métier par exemple l'Afomav à Paris ou  Act formation à toulouse; dans ce cas, il vous faudra absolument trouver un stage dans un cinéma à  titre gratuit pour vous frotter au vrai métier et à manipuler la pellicule dans les conditions du direct; à savoir, si vous avez un niveau Bac, vous n'aurez pas à passer les épreuves classiques français, anglais, maths...

-Enfin, en candidat libre avec les cours par correspondance du CNED et si possible avec un stage en cinéma, également possibilité de stage dans cette optique à l'Afomav à Paris;

Maintenant, comme exemple, mon parcours: engagé comme contrôleur dans un petit circuit parisien, je me suis vite embété et ais demandé à passer le CAP ce qui m'a été accordé avec accés à la formation au travail en cabine avec les opérateurs. Je me suis donc inscrit en candidat libre et au CNED pour avoir les cours complets et j'ai obtenu mon certif!

J'ai évolué doucement dans ce circuit et je suis maintenant Chef d'équipe/responsable technique d'un cinéma provincial.

Bien entendu, je ne suis pas arrivé là en me tournant les pouces, il a fallu travailler plus que la moyenne pour pouvoir évoluer comme dans toute entreprise.

Posté par marque jaune à 23:51 - Commentaires [15] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 mai 2006

Oups!!


Bon, je pensais avoir stocké mon message en brouillon mais, hum, je l'ai perdu, donc ma réponse à Benjamin70 n'est jamais parue, désolé, je vais donc essayer de recommencer!

Le salaire de base est le minimum autorisé, c'est à dire le SMIC soit 8,03€ de l'heure ou 1217,88€ brut pour 151 heures mensuelles.

Aprés, il faudra pendre en compte plusieurs facteurs tels que l'expérience, le niveau de qualification, le nombre de salles du cinéma, le type de cinéma: circuit ou indépendant....

Je rappelle que la FNCF exige maintenant le CAP pour avoir le droit de travailler dans une salle "commerciale", le cas des associations étant un peu différent. Ja'i encore eu le cas la semaine dernière d'un gars trés capable mais qui n'a jamais pris le temps de passer le CAP, résultat: je ne peux pas le prendre, même commme remplaçant.

La qualification commence à:

   - opérateur ;

   - opérateur chef ;

   - opérateur hautement qualifié ;

   - opérateur chef d'équipe ;

   - technicien de maintenance.

La convention collective de l'exploitation cinématographique

Travailler dans un circuit peut vous permettre une certaine protection, un nombre de droits sociaux supérieurs (syndicats, CE...) mais une certaine rigidité dans la journée de travail, au contraire des indépendants, petites structures qui n'ont pas les mêmes moyens mais ou vous pouvez trouver une certaine indépendance de travail.

Cela dit, rien ne vaut de commencer dans un petit cinéma indépendant ou vous pouvez apprendre le métier sous toutes les coutures: pannes diverses et variées qui vont vous apprendre à maitriser la bête et à vous en sortir en toutes circonstances. Ou presque!

Posté par marque jaune à 23:43 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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